Mais c’est bientôt mon anniversaiiire !
Ça fait déjà deux bonnes semaines que je harcèle l’homme de ma vie en lui demandant, à raison de 16 fois par jour, ce qu’il va me faire comme cadeau. J’ai donc entrepris depuis un moment de le tourmenter jour et nuit avec des interrogatoires subtils :
- Est-ce que ça miaule ? Est-ce que ça a des poils ? Est-ce que ça ronronne ? Est-ce que ça…
- Non, Alison, ce n’est pas un chat.
Comme si le fait qu’il soit allergique au point de s’étouffer avec sa propre langue en présence d’un félin pouvait être un prétexte valable pour ne pas m’offrir un minou. Les hommes peuvent être tellement égoïstes parfois.
Heureusement pour moi je suis une fille pleine de ressources, et je suis donc capable de prévoir une wish list 2010 n’incluant aucun petit chaton. JE PEUX LE FAIRE. Une wish list un peu plus adulte que les années précédentes parce que là ça déconne plus : je vais avoir 25 ans NOM DE DIEU.
Je lance donc des idées comme ça, dans le but d’atteindre un recoin du cerveau de mon chéri mais pas que, puisque dans mon infinie gentillesse j’autorise un peu tout le monde à me couvrir de présents.
J’y vais, je me lance.
Alors je veux :
Cet enfant, ci-dessous, qui est scandaleusement mignon et qui me tiendra chaud aux pieds les soirs d’hiver.
Des bougies un peu classe pour mon gâteau.
Un gâteau un peu classe pour mes bougies.
Un livre cool pour être géniale.
Un chaton.
Ça passe, ça passe.
J’ai pas assez dormi, je me suis réveillée avec une épaule en moins, j’ai fait acte de présence à la gare pour un train annulé, j’ai subi 50min de RER à côté d’une bouteille d’eau de Cologne ambulante aux allures de Pierce Brosnan en mousse, j’ai planté le réseau informatique de 75 alsaciens avant midi, je l’ai remis en service tout en avalant un vieux taboulé Leader Price quasi-périmé et j’ai encaissé une demi-journée de vannes pourries sur les blondes.
J’ai aussi un simili-tatouage de putois sur la cuisse qui ne part pas (le putois, animal noble) malgré les deux gommages de ce matin. Vestige de la folie décalco qui a régné dimanche à la garden party d’une petite fille de 3ans. Ce soir je m’attaque la cuisse au white spirit.
Tout ceci annonce un bien joyeux début de semaine.
Mon petit plaisir de la journée étant d’avoir assisté à une baston dans la salle de repos ce matin au boulot.
Monsieur X a refusé de serrer la main à Monsieur Y, Monsieur Y a dit « Ok bah va te faire foutre », Monsieur Z a défendu Monsieur X en disant « Hey ho hey tu parles pas comme ça à mon copain hey ho dis-donc » et tout le monde s’est foutu sur la gueule.
Le meilleur moment de ma journée donc, puisque j’aime beaucoup quand les gens s’insultent et se mettent mutuellement des beignes.
Sauf les voisins. Les voisins eux ils commencent à me saouler à toujours se balancer des « MAIS TU VAS LA FERMER TA GUEULE ? » à toute heure du jour ou de la nuit. Un soir ils nous ont même foutu une soirée romantique en l’air ces gros malades.
C’était un soir de juillet, mon amoureux Robert et moi-même venions de dîner aux chandelles pour célébrer notre amour et nous envisagions presque d’entrevoir la possibilité éventuelle de finir cette soirée en nous accouplant dans la plus pure tradition française lorsque Robert me dit :
- Je crois qu’on devrait appeler les flics.
- Oui, bien sûr, pourquoi ?
- La voisine du dessus vient d’appeler à l’aide depuis le balcon puis m’a demandé de prévenir la police juste avant que son mari ne l’embarque de force à l’intérieur de leur appartement. Je crois qu’on devrait appeler les flics.
J’appelle donc les flics via le numéro d’urgence où on me répond gentiment d’appeler mon commissariat. Un attroupement de badauds se forme dans la rue, les gens ont assisté à l’épisode du balcon Act I Scène 3 et chacun y va de son petit appel aux flics. 10 minutes après (le temps d’égorger 3 fois une femme), des policiers en civil arrivent mollement. Je ne rappelerai à personne la fois ou 4 policiers en uniformes ont débarqué chez nous en moins de 5 minutes pour 2 coups de perceuse, cela me parait inutile.
Au final, nous avons dû guider les flics du bas de l’immeuble jusqu’à l’appartement des deux dingues et ils nous ont chargés, Robert et moi-même, de nous occuper de la femme pendant qu’eux partaient à la poursuite du méchant monsieur dans l’escalier. Sauf qu’il était pas dans l’escalier mais dans sa chambre, et qu’on s’est retrouvés tous les quatre (Robert, la dingue, le maniaque et moi) coincés entre les mêmes murs.
C’était très sympa, très convivial.
Faudrait qu’on se fasse ça plus souvent.
Pfiou..
On peut percevoir que j’suis vaguement grognon aujourd’hui je crois. Mais ce lundi me semble si pénible comparé à mon doux uikend.
C’est quand vendredi ? C’EST QUAND VENDREDI ?!?
Doit-on nécessairement avoir quelque chose à dire pour polluer l'Internet de ses propres mots ?
Baaah.. j'espère bien que non. Sinon j'suis bonne pour aller brûler en enfer avec Charly et Lulu.
ENFER (s.m.) : Lieu où il fait tellement chaud que ton mascara il tient pas, il coule.
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